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Des nanoparticules dans l’alimentation et dans les confiseries de nos enfants !




Par Rose Frayssinet

En février 2010, après le Débat National sur les nanotechnologies (où les Amis de la Terre avaient réclamé un moratoire sur les nanotechnologies) j’avais répondu à de multiples interviews.

En particulier sur France Inter où je disais que des nanoparticules étaient déjà utilisées dans l’alimentation et je citais M&Ms. Le lendemain l’industriel demandait à cette radio d’apporter un rectificatif « ils en avaient utilisé... mais n’en utilisaient plus... ». Difficile pour nous de réagir car nous ne pouvions en faire la preuve en France.

Depuis, en 2015, des tests ont été commandités par les Amis de la Terre Australie au laboratoire de l’Université d’Etat d’Arizona aux Etats-Unis, sur 14 produits alimentaires. Certains sont présents sur le marché français, et contiennent des nanoparticules, comme par exemple : les M&M’s, mais aussi les chewing gum Mentos Pure Fresh, les bonbons Skittles...

En juin 2016, enquête exclusive d’Agir pour l’Environnement 

La réglementation européenne impose l’étiquetage des nanoparticules dans l’alimentation depuis décembre 2014. L’association, faisant le constat qu’elle n’est pas respectée, a relevé le défi en faisant analyser par le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE) 4 produits alimentaires pour lesquels la mention [nano] ne figure pas sur les étiquettes
- Biscuits LU “ Napolitain signature chocolat”, contenant du E171 (dioxyde de titane – TiO2) dans la liste des ingrédient
- Chewing-gums Malabar goût tutti frutti, contenant du E171 (dioxyde de titane – TiO2) dans la liste des ingrédients
- Mélange d’épices pour Guacamole taste mexico de la marque Carrefour, contenant dans la liste des ingrédients du dioxyde de silicium (E551- SiO2)
- Conserve de blanquette de veau, de la marque William Saurin, contenant du E171 (dioxyde de titane– TiO2) dans la liste des ingrédients.

Les 4 analyses confirment la présence de nanoparticules …

Les nanoparticules sont dangereuses pour la santé !

Leur taille nanométrique leur permet de passer les barrières physiologiques : la barrière cutanée, alvéoles-capillaire, hémato-encéphalique et placentaire, provoquant des dommages à l’ADN, perturbant le fonctionnement cellulaire, et provoquant inflammations chroniques, retards de croissance, effets génotoxiques et cancérogènes, dérèglement du système immunitaire et du fonctionnement intestinal... En rappel en 2006, l’OMS ( Organisation Mondiale pour la Santé) classe le dioxyde de titane E171 « cancérigène probable 2B » et attire l’attention sur la vulnérabilité des enfants. En 2014 l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation et du travail) conclut que ces nanomatériaux « sont toxiques pour l’Homme »

Des Nanoparticules dans l’alimentation : pour quel bénéfice ?

Comme le dit Agir pour l’Environnement, l’intérêt des additifs des produits alimentaires, est loin d’être essentiel ! Il s’agit essentiellement de rendre plus “attractif” un produit (modifier la couleur, la brillance, le goût, la fluidité, la texture...) ou allonger sa durée de conservation ...

Les demandes d’Agir pour l’Environnement auxquelles nous nous associons

« - Moratoire sur la commercialisation de produits de consommation contenant des nanoparticules de synthèse.

La charge de la preuve doit être inversée : c’est aux promoteurs des nanos de prouver l’innocuité des nanos AVANT leur commercialisation. 

- Retrait immédiat des biens de consommation contenant des nanos, en priorité les produits destinés aux publics vulnérables (nourrissons, enfants, femmes enceintes ou en âge de procréer…)

Rapport complet disponible sur le site d’Agir pour l’environnement


Publié le mardi 10 janvier 2017.

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