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Réunion d’échanges sur le thème de l’agriculture périurbaine par Terre de Liens et les Amis de la terre Midi Pyrénées

Compte-rendu de la réunion par Sébastien Sajas

nombre de participants : 54

Structures représentées : Terre de liens, CODEV, Amis de la Terre MP, APCVEB, Réseau des AMAP, Nord Envie, Jardiniers de Tournefeuille, Parcs et jardins de MP, Toulouse en transition, Borderouge en transition, collectif Alternatiba, Pétanielle, Erables 31, Zooms verts

Déroulé de la soirée :
- présentation du CODEV de son travail d’analyse sur les espaces agricoles et naturels
- présentation de Terre de liens de son pré-diagnostic sur l’agriculture métropolitaine
- échanges avec les participants

Objectif de la soirée : constituer un groupe de travail citoyen et inter-associatif afin de produire un diagnostic agricole partagé et faire émerger les enjeux agricoles et fonciers sur le territoire de la métropole toulousaine > produire une méthodologie, un diagnostic partagé et le rendre visible auprès des élus et du grand public (produire donc des outils de communication)

Prochaine étape : réunion de travail entre personnes ressources et associations impliquées dans la démarche une liste de diffusion se constitue – merci de vous inscrire si vous souhaitez participer s.sajas (chez) terredeliens.org

Points importants abordés dans les échanges

Comment les citoyens peuvent intervenir sur les questions agricoles et foncières ?

Des initiatives de la société civile intéressantes qui doivent être désormais coordonnées ("faire système")
- travail du CODEV qui s’est auto-saisi de la question agricole (ce n’est pas une commande politique) : c’est une première tentative pour cerner le potentiel agricole
- cartographie des jardins familiaux
- recensement du patrimoine naturel à préserver sur la commune de Balma (APCVEB)
- pré-diagnostic de Terre de liens réalisé par un stagiaire sur la base de rencontres d’acteurs du territoire

Comment parvenir à convaincre les élus ?

Montrer qu’on est dans le concret en mettant en avant des projets agricoles (en cours, en suspens ou potentiels) qui créent de la richesse localement et des emplois (directs et induits : 4000 selon une estimation des services de Toulouse Métropole) Terre de liens insiste sur la nécessité d’adhérer à des associations représentatives pour signifier aux élus que la besoin d’une agriculture de qualité et de proximité devient une question politique. La politique est avant tout un rapport de forces ; les usagers des transports, les acteurs économiques, les promoteurs sont organisés pour revendiquer mais les consommateurs responsables ne le sont peut-être pas assez Terre de liens propose une "boite à outils" pour les citoyens et les élus qui veulent agir sur leur commune : Le guide collectivités de Terre de Liens

Que peut-on attendre des services techniques des collectivités ?

Il n’y a pas forcément dans ces services une culture agricole et foncière. A Toulouse Métropole, 2 techniciens en charge des questions agricoles sur 8000 employés. Il faut aussi travailler la transversalité dans les pratiques internes (services pas toujours habitués à travailler en coordination). AUAT : un seul spécialiste de ces questions La Haute-Garonne est un cas unique en France où deux institutions (Conseil départemental et Chambre d’agriculture) traitent des questions agricoles.

N’est-il pas illusoire de vouloir développer l’agriculture dans une métropole en croissance et "dévoreuse d’espace" ?

Non ce n’est incompatible : on peut préserver les espaces agricoles et naturels si on densifie la ville pour accueillir les nouveaux arrivants (entre 8000 et 15 000 habitants/an). Des urbanistes soulignent qu’il existe un fort potentiel si on "refait la ville sur la ville". De toute façon, Grenelle et loi Alur fixent des objectifs de réduction de la consommation d’espace : les élus doivent changer leur regard sur l’espace et freiner l’étalement urbain.

Existent-ils des outils de protection des espaces agricoles ?

Oui (ZAP et PAEN – voir Guide Terre de liens cité plus haut) l’établissement de périmètres de protection renforcée est possible ; ces dispositifs impliquent d’avoir des projets agricoles qui justifient le gel de l’urbanisation sur ces zones protégées. Les élus ne font pas assez preuve d’audace et de volontarisme politique et c’est pour cela que les citoyens doivent "pousser". Le cas du projet de parc agricole de Pin Balma est emblématique de la difficulté des élus à porter un projet clair et partagé par les acteurs concernés (agriculteurs). Il faut mener le chantier de la concertation.

Où sont les zones à enjeux fonciers et agricoles ?

On peut citer l’exemple de Saint-Jory, zone maraichère historique de l’agglomération toulousaine, qui devrait être conforté dans cette fonction. Elle pourrait être déclarée zone d’intérêt communautaire et sanctuarisée (gel de l’urbanisation). Cela nécessite une vision d’ensemble que seule l’échelle communautaire permet d’avoir. C’est une véritable révolution culturelle pour des élus qui veulent chacun leur lotissement, leur zone d’activité ... l’enjeu majeur : faire émerger une vrai gouvernance alimentaire métropolitaine Cela consiste à construire une politique ambitieuse, volontariste et cohérente qui établit des connexions entre les besoins, les porteurs de projets, les structures et les opportunités foncières. L’exemple de la SCIC Save-Garonne (couveuse d’activité agricole) qui rencontre aujourd’hui de grosses difficultés souligne le besoin de coordination et de portage politique d’une agriculture métropolitaine à la hauteur des enjeux pour le territoire.

A 20h30, salle Castelbou, voir la localisation.

Entrée libre.


Publié le mardi 22 décembre 2015.

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